| a. L'autorité chez un vigneron indépendant |
Nous constatons 3 types d’autorité
1. L’autorité statutaire : Par le statut de chef d’entreprise ou de dirigeant
L’autorité du supérieur est délimitée par la définition des tâches que les subordonnés doivent accomplir telles qu’elles figurent éventuellement dans le contrat de travail ou dans la description du poste. C'est ce qu'on appelle le lien de subordination qui lie le salarié à l'employeur.
L'autorité s’exprime par le droit de dire au subordonné :
Ce qu’il doit faire (quoi) ;
A quel moment (quand) ;
De quelle manière (comment).
Un tel mode d’autorité fonctionne selon les étapes :
De donner des ordres ;
De contrôler la bonne exécution ;
Eventuellement de prendre des sanctions, si l’obligation n’a pas été respectée.
2. L’autorité fondée sur la connaissance
C’est celle de l’expert, celle du savant. Elle est fondée sur le savoir que l’on détient.
3. L’autorité personnelle
Elle repose sur la valeur du dirigeant qui se distingue par ses qualités difficiles à définir (jugement, tact, esprit d’équité, etc.), mais qui permet à un chef de se faire obéir spontanément.
| b. Quel style de direction idéal ? |
Le style de direction doit s’adapter aux motivations des personnes, à leurs traits de caractère, à la nature de la tâche à effectuer. Sur cet ensemble se superpose la personnalité du dirigeant.
On peut d’ailleurs se demander si, à un moment donné, dans une entreprise, il existe une variété de styles en fonction des domaines ou des personnes.
Entre un style de direction ou le dirigeant prend les décisions puis les annonce aux salariés et jusqu'à la liberté d’action totale accordée aux subordonnées, il est possible dans le cas de l’évaluation des risques d’opter pour une présentation par le chef d’exploitation, puis d’obtenir des suggestions et ainsi de prendre des décisions.
1. L’influence du caractère des dirigeants
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Les cinq formes de dirigeants et la bande dessinée
Obélix : le réalisateur qui veut faire avec dynamisme mais qui ne veut rien déléguer et ne prends pas en compte son environnement.
Astérix : le guide qui sait ce qu’il fait faire après avoir correctement analysé l’environnement mais qui vise à court terme.
Abraracourcix : l’organisateur (chef du village) qui sait coordonner les autres à partir de son statut mais qui est guetté par le danger de la bureaucratie
Panoramix : le mobilisateur (le druide) qui séduit en période de crise mais qui pourrait céder à la tentation de prendre le pouvoir pour imposer sa dictature.
Assurancetourix : le mobilisateur négatif (le barde) qui joue un rôle de bouc émissaire pour rassembler les autres : il ne présente aucun danger. |
2. L’influence du caractère des subordonnés
Pour Mc GREGOR, les individus se rangent en deux classes :
théorie X : ceux relevant de cette catégorie sont dépourvus d’ambition, refusent les initiatives, n’aiment pas leur travail, ont des objectifs personnels différents de ceux de l’entreprise, recherchent la sécurité dans un travail répétitif ;
théorie Y : ces personnes acceptent les efforts, font preuve d’ambition et d’imagination, sont dynamiques.
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Théorie X |
Théorie Y |
| Préférence naturelle |
Passivité |
Activité |
| Motivation de travail |
Rémunération |
Réalisation de soi
Plaisir du travail en équipe
Sens du défi |
| Style de direction |
Craintes de sanctions
Relation père-enfants
Directif
Contrôle |
Responsable
Autonome
Participatif
Autocontrôle |
| Aptitude au changement |
Résistance systématique |
Adhésion
Enthousiasme |
| Implication dans le travail |
Limite à la réalisation de ce qui est demandé |
Forte raison d'une volonté de comprendre et de créer | Les styles de directions efficaces sont différents dans chaque cas : autoritaire et impersonnel pour les X ; souple pour les Y. La difficulté se situe dans le fait que, par exemple, dans une même exploitation, les X cohabitent avec les Y, alors qu’on ne peut imaginer deux systèmes de direction différents pour une même structure.
Pour allez plus loin :
Savoir déléguer va permettre au vigneron de responsabiliser ses salariés et de les intéresser aux résultats de l’exploitation. Mais là encore, cela passe après l’encadrement des salariés qui joue aussi sur l’ambiance de travail et la productivité des salariés. Encadrer et animer une équipe.
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