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Bonnes pratiques au vignoble
Le choix et la maîtrise

Partie 1 Optimiser la pulvérisation

LE CHOIX ET LA MAITRISE DU MATERIEL DE PULVERISATION : UNE CONDITION DE BONNE PULVERISATION


Sommaire

Le choix d'un matériel adapté    

Le choix des buses    
Présentation des buses
La résistance du matériel
Le débit souhaité en sortie de buse
La forme du jet

Le choix d'un pulvérisateur adapté    
Les principes de pulvérisation
 Les supports de pulvérisation
Troisième paramètre : Le volume de bouillie par hectare

Le bon réglage de son pulvérisateur    

Le Manomètre  
Premier paramètre : La vitesse d'avancement
Deuxième  paramètre : La largeur de traitement.

Calcul du débit du pulvérisateur    
Le réglage du tandem buses/pression    
Le Réglage des buses    
Vérification du débit des buses

Orientation des buses    

Le papier hydrosensible, un contrôle de la qualité    

Le contrôle technique du pulvérisateur    

Pour consulter l'article ou télécharger le guide, cliquer ici

Le choix et la maîtrise du matériel de pulvérisation, l'adoption de nouvelles stratégies de traitement et les produits alternatifs sont autant de pistes qui constituent déjà une solution au problème de réduction des pertes de produits phytosanitaires.

Présentation des moyens techniques permettant de jouer sur la qualité de la pulvérisation.

Le choix d'un matériel adapté
Le choix des buses   (voir la vidéo : cliquer ici)           

La buse est le plus petit composant du pulvérisateur, mais elle est de loin une des pièces les plus importantes influant sur la qualité de la pulvérisation.



Les constats de la chambre d'agriculture des Charentes émis à la suite de contrôles de pulvérisateur "volontaires" montrent que 56 % des buses ne sont plus aptes à faire une pulvérisation de qualité.


Deux types de buses doivent être distingués. Les buses à pression d'air (pulvérisation en pneumatique) et les buses à pression liquide (pulvérisation à jet porté ou à jet projeté).


 

Présentation des buses

Les buses à pression d'air ont le rôle de diffuseur. Plus la vitesse de l'air est importante, plus les gouttes sont fines.

Les buses à pression de liquide sont composées d'une pastille et d'une hélice :

- L'hélice sert à l'éclatement des gouttes. Comme son nom l'indique, elle est constituée de petites spirales qui accélèrent le fluide. Plus la vitesse du liquide augmente, plus les gouttes sont fines. Les hélices contribuent à créer un effet de turbulence.

- L'orifice calibré (pastille) est responsable du débit en sortie de buse. Son diamètre et la matière dont elle est composée peuvent être divers.

Trois critères permettent de déterminer quelle buse choisir : la résistance du matériel, le débit en sortie de buse et la forme du jet



La résistance du matériel

La résistance du matériel dépend du nombre de traitement effectué, de la pression injectée, du type de produit utilisé (plus ou moins abrasif), etc.

Les orifices de claibrage en céramisue sont aujourd'hui considérés comme les plus résistantes. Les pastilles en laiton sont les moins résistantes.



Le choix d'un matériel de qualité permet d'assurer la longévité d'une pulvérisation de qualité.


Le débit souhaité en sortie de buse


Selon la taille de l'orifice et la pression (d'air ou de bouillie) appliquées, le débit peut varier de minière conséquente.
A pression constante, plus un orifice est grand, plus le débit en sortie de buse est élevé. De même, à taiille d'orifice fixe, plus la pression est importante, plusle débit augmente.
Pour doubler le débit, il est plus facile d'élargir l'orifice que d'augmenter considérablement la pression. En revanche, pour faire varier légèrement le taux d'application, il est plus aisé de jouer avec la pression.


La forme du jet

Il existe de multiples types de jet, cônes pleins, jets plats, jets rectilignes, cônes creux, etc.

En viticulture, la forme de jet la plus favorable est le jet à cônes pleins axiaux à effet de turbulence.

Les buses à turbulence présentent l'avantage de brasser les feuilles pour éviterles phénimènes de plaquage. Ainsi, la pulvérisation de faces inférieures et supérieures de la feuille est favorisée.

Le choix d'une buse adaptée favorise donc la fabrication de gouttes fines, la répartition homogène du produit sur la cible et la maîtrise du  débit du pulvérisateur.

Le choix d'un pulvérisateur adapté

La topographie, les distances inter rang, les hauteurs de vignes et le relief de l'exploitation ne laissent parfois pas d'alternative quand au choix du pulvérisateur.

Le choix du pulvérisateur est un compromis entre la précision de la pulvérisation et maniabilité du matériel.


Les principes de pulvérisation

Il est important de distinguer trois types de pulvérisateurs : à pression liquide et jets projets, à pression liquide et à jets portés, et les pneumatiques.

Ils se dissocient par le type de buses utilisés et plus particulièremejt par le type de fluide qui porte le jet de bouillie : l'air ou le liquide.


Ces distinctions ont donné leur nom à chaque pulvérisateur.

Les pulvérisateurs à pression liquide et à jets projetés

L'énergie acquise par les gouttes n'est due qu'à la pression de la bouillie en sortie de buse. Ainsi, la portée du jet est assez faible et conditionne la qualité de pénétration. La bonne précision du pulvérisateur nécessite que les buses soient proches de la cible. Il est donc indispensable d'avoir des vignes étroites.

Les pulvérisateurs à pression liquide et à jets portés : une amélioration du pulvérisateur à jets projetés.

Supporté par un aéroconvecteur (charrier par l'air, " jet porté "),  le jet projeté devient " jet porté ". Ces pulvérisateurs favorisent la pénétration de la végétation et permettent d'aborder des vignes moins étroites.

Les pulvérisateurs pneumatiques

En pneumatique, deux vaisseaux se rencontrent au niveau de la buse. L'un contient la bouillie au repos, l'autre de l'air sous pression arrivant de 300 à 400 km/h. La longue portée du jet généré permet d'aborder des vignes larges.

Cependant, la régularité de la propulsion de la bouillie et la portée des jets sont conditionnées par le maintien d'une vitesse d'air constante.
La topologie du terrain peut influencer la vitesse d'avancement du pulvérisateur, faire varier la prise de force et moduler  le débit d'air du ventilateur. Cette modulation peut engendrer une certaine hétérogénéité de répartition de la bouillie.


Les supports de pulvérisation


Les type de support conditionne la répartition de la pulvérisation. Une bonne répartition consiste à pulvériser une quantité équivalente de bouillie sur chaque côté de rang, chaque étage de la vogne et toutes les faces des feuilles.


L'IFV en collaboration avec Berthoud, fabricant de pulvérisateur, a réalisé des tests avec des pulvérisateurs pneumatiques afin d'évaluer la répartition de la pulvérisation selon les configurations du matériel suivantes :


Photos pulvérisateurs BERTHOUD, BERHOUD


Le passage a été effectué sur deux rangs de manière intégrale (face 1 et face 2 de chaque rang). Les expérimentateurs ont quantifié la répartition du produit  en pourcentage de la quantité de bouillie reçue par la vigne.



Les résultats obtenus sont les suivants :




Répartition par côté de rang (source IFV & BERTHOUD)

Répartition par étage de végétation (source IFV & BERTHOUD)

Répartition par face de feuille (source IFV & BERTHOUD)


Une pulvérisation de qualité nécessite de minimiser les pertes. Minimiser les pertes revient à maîtriser la pulvérisation.


La rampe face par face est la configuration qui permet de maîtriser au mieux la répartition de la bouillile sur la végétation. Elle offre également une précision de pulvérisation permettant d'atteindre la zone désirée. Cette configuration est appropriée pour les traitements de couverture et les traitements localisés.


Le choix du matériel conditionne l'efficacité de la pulvérisation. Cependant, avoir du matériel de qualité n'est pas suffisant. La maîtrise du réglage du pulvérisateur est une condition sine qua none pour exploiter les capacités du matériel.



Le bon réglage de son pulvérisateur



Le bon réglage du pulvérisateur a pour but de maîtriser le débit de bouillie pulvérisé, d'assurer le transport  des gouttes jusqu'à la zone à pulvériser et d'optimiser la répartition des produits phytosanitaires sur la végétation.


Le Manomètre (voir la vidéo : cliquer ici)     
   



Le manomètre est l'outil qui permet de maîtriser la pression du pulvérisateur.
Il existe différentes tailles de manimètre. Chaque manimètre à une plage d'utilisation qui a toute son importance


La taille du manomètre

Lors de la pulvérisation nous sommes à une distance d'environ 2 mètres, 2 mètres 50 du manomètre.
Favoriser l'utilisation d'un manomètre de grand diamètre permet d'augmenter la visibilité de la pression.

 

Le fond d'échelle

Une mauvaise lisibilité de la pression peut engendrer une mauvais précision sur le débit en sortie.

Cela peut diminuer la qualité de la pulvérisation en augmentant les risques de pertes. Elle peut également être à l'origine d'une mauvaise interprétation  des pertes de charges en sortie de buses.


En pneumatique, les pressions se situent entre 1.5 et 4 bars environ.

Avoir un manomètreavec une plage d'utilisation de 16 bars ne permet pas d'optimiser sa lecture. En effet, seul un petit espace du cadran est utilisé.



En revanche, prendre un manomètre dont la plage d'utilisation se restraint à 6 bars permet de définir avec plus de précision la pression en amont.




Les manomètres défectueux

D'après les conrôles techniques "volontaires" effectués par la chambre d'agriculture des Cahrentes, prés de 34 % des manomètres ne sont plus justes. Ils présentent un écart avec la vraie valeur de pression de plus ou moins 20 %.

Une erreur de - 20% sur la pression, engendre une perte de 9% sur le volume par hectare.
Nous lisons 10 bars alors qu'en réalité une pression de 8 bars est générée.


Une perte de 9 % cumulée aux autres erreurs liées à la vitesse d'avancement, à la dissymétrie du système au réglage des buses, peut produire une chute du volume par hectares considérable.

Connaître avec précision la pression ingectée par le pulvérisateur permet de déterminer avec exactitude le débit générer en sortie.


Les paramètres en jeu dans la maîtrise du débit, des mesures à effectuer.

Maîtriser le débit, c'est s'assurer que le volume par hectare sera correctement réparti.

Le débit s'exprime en litres par minutes. Calculer le débit du pulvérisateur permet de choisir correctement les buses et la pression à générer.

Le calcul du débit du pulvérisateur se fait à partir de trois paramètres que sont : la vitesse d'avancement, la largeur de traitement et le volume par hectare à épandre.



Premier paramètre : La vitesse d'avancement         

   " Chi va piano, va sano e va lontano "

Plus la vitesse d'avancement est grande, moins la pénétration de la bouillie dans l'air est bonne.


La vitesse d'avancement conditionne la vitesse à  laquelle le volume de bouillie projeté va pénétrer dans l'air pour atteindre la cible.



Pour s'en convaincre :
Dans une voiture, il est plus facile de sortir la tête par la fenêtre à l'arrêt, qu'à 130 kilomètres à l'heure sur l'autoroute.
Il est conseillé pour augmenter la précision de la pulvérisation d'avoir une vitesse d'avancement de 4 à 6 kilomètres heures.


Ce phénomène  ajouté à celui de la turbulence peut engendrer des dérives de produits phytosanitaires importantes.

Voir la vidéo : La vitesse d'avancement (cliquer ici)  
Voir la vidéo : Le régime de la prise de force (cliquer ici)



Deuxième  paramètre : La largeur de traitement.


L'espacement entre les buses d'un même tronçon joue sur la largeur du traitement.

Pour une même quantité de bouillie en sortie de buses, plus l'espace entre les buses est important plus la largeur de traitement est grande donc plus le volume pulvérisé par hectare sera faible.

Pour le même volume de bouillie à la sortie des buses et l'utilisaion de mêmes buses dans les deux cas, on observe :

Dans le cas 1, l'espacement entre les buses est polus faible. La largeur traitée est donc plus petite que dans le cas 2.

Le volume à l'hectare est plus petit dans le premier cas car le volume (nombre de litres) qui sort est le même, mais la surface traitée est plus petite.

 
La configuration du matéreil définit la largeur de traitement



Mesure de la largeur de traitement

Pour mesurer cette largeur, mettez un tronçon face à une surface plane (exemple : mur) à la distance à laquelle vous pulvérisez habituellement.

Pulvérisez avec de l'eau. Mesurez l'étendue de la tache qui a été dessinée. C'est la largeur de traitement qui vous servira à calculer le débit.





Troisième paramètre : Le volume de bouillie par hectare

Voir la vidéo : Contrôle de la pulvérisation (cliquer ici)

Le volume par hectare est généralement donné par le distributeur de produits phytosanitaires.

Il s'établie en fonction du matériel, du type de produit et de la qualité de pulvérisation recherchée.


Le débit du pulvérisateur

La variation d'un  paramètre, par rapport à la valeur initialement prévue dans le calcul, peut engendrer une modification conséquente du volume par hectare pulvérisé.

La pulvérisation obtenue sera de moins bonne qualité et perdra de son efficacité.

Une erreur de 10% sur la vitesse d'avancement a un impact sur le volume par hectare pulvérisé. Cet écart s'élève pour le volume par hectare à 9%.


Un écart de -9% sur 200 litres/hectares, équivaut à un volume par hactare réellement apporté de 182 litres/hectares, soit une perte de 18 litres par hectares.


Il est donc important de rester fidèle aux trois paramètres définis précédemment afin d'être sûr du débit du pulvérisateur ainsi que du volume par hectare pulvérisé.

La dernière étape du réglage du débit du pulvérisateur consiste à définir quelle buse choisir et quelle pression appliquer pour obtenir le débit voulu.



Le réglage du tandem buses/pression




Pour pouvoir déterminer le débit à chaque sortie, il suffit de prendre le débit total calculé précédemment et de le diviser par le nombre de buses total du pulvérisateur.



Une relation existe pour trouver la pression exacte qu'il faut injecter dans le pulvérisateur pour obtenir un débit théorique d'exactement 1.042.

Dans ces conditions, nous sommes assurés d'obtenir le débit de pulvérisation désiré.




Le Réglage des buses

Souvent, nous pouvons négliger le réglage et l'évaluation de la qualité de la buse.

Les buses bouchées et les tuyaux pincés peuvent introduire une modification de la pression et une réduction de la quantité de produit pulvérisé par hectare.

Une dissymétrie de pulvérisation peut être engendré et avoir des conséquences sur la qualité de l'homogénéité de la pulvérisation.


Souvent, nous pouvons négliger le réglage et l'évaluation de la qualité de la buse.

Les buses bouchées et les tuyaux pincés peuvent introduire une modification de la pression et une réduction de la quantité de produit pulvérisé par hectare.

Une dissymétrie de pulvérisation peut être engendré et avoir des conséquences sur la qualité de l'homogénéité de la pulvérisation.


Vérification du débit des buses

 
Pour contrôler que les buses ont toutes le même débit, il existe un moyen simple et fiable : La mesure du débit en sortie de buse.

Si le débit de la buse mesuré est différent de celui calculé, trois possibilités permettent d'expliquer ce problème :
> La pression est trop élevée ou mal calibrée
> La buse est mal choisie ou partiellement bouché
> Le tuyau est pincé.

Dans le cas d'un mauvais étalonnage du manomètre, (ce qui est affiché ne correspond pas à la pression réellement injectée), nous pouvons calculer la pression qu'il est nécessaire d'afficher pour avoir le bon débit en sortie de buse.

Le calcul pour régler la pression est le suivant :

Pression à afficher (bars =     débit que l'on cherche (l/min)         x  pression affiché sur le manomètre (bars)
                                      débit mesuré en sorie de buse (l/min)

Exemple d'application

Pour la mesure de 1,07 litre par minute et un affichage sur le manomètre de 9,85 bars, le calcul serait :

1.042 (l/min) x 9.85 (bars) = 9.6 bars
                   1.07(l/min)

La pression qui doit être affichée sur le manomètre est donc de 9.6 bars. Cette pression ne correspond pas à la pression réelle (car le manomètre est mal calibré). Elle permet d'obtenir un débit de 1,042 litre par minutes.



Si le problème vient du choix de la buse, il faut reconsidérer le choix de la buse en suivant les étapes explicitées dans la partie " choix de la buse ".

Si la buse est bouchée, n'aspirez pas avec la bouche, mais tentez de la nettoyer avec les brosses et les outils adéquates.
Si le résultat n'est toujours pas convaincant, changez de buse.


Orientation des buses (voir la vidéo : cliquer ici)         

L'objectif  d'une bonne orientation des buses consiste à pulvériser de manière uniforme aussi bien en haut qu'en bas, mais également à traiter le dessous et le dessus des feuilles.

Un phénomène fréquent lors de la pulvérisation avec des buses mal orientées est le phénomène de placage.




Une première orientation peut se faire en amont, à l'intuition en réglant les jets d'air légèrement vers l'arrière (vers le haut) afin d'éviter la projection perpendiculaire au palissage et de favoriser le brassage des feuilles.

Pour avoir une vraie vision de l'efficacité du traitement et de la bonne orientation des buses, le papier hydrosensible reste le seul outil simple d'utilisation permettant de décrire la qualité de pulvérisation de manière qualitative.

Le papier hydrosensible, un contrôle de la qualité

Le papier hydrosensible permet d'identifier l'ordre de grandeur dela taille des gouttes, de juger de l'uniformité de la répartition sur la feuille et de qualifier l'efficacité du traitement sru els faces inférieures et supérieures.


Le papier hydrosensible est un petit morceau de papier de couleur jaune.



Il tourne au bleu ou au marron aux endroits où a lieu l'impact du produit.

La mise en place de ces papiers ne s'effectue pas de manière aléatoire et demande de prendre un temps de pose dans le vignoble de manière stratégique.

Il est conseillé de les placer sur les faces inférieures et supérieures des feuilles de la vigne (en les pliants en deux autour de la feuille), en haut au milieu et en bas de la vigne sur toutes les surfaces traitées, sur une bonne dizaine de mètres en début et en fin de trajet.


Une fois la pulvérisation effectuée, il suffit de relever les échantillons et d'interpréter les projections reçues par les papiers hydrosensibles.


Une fois la pulvérisation effectuée, il suffit de relever les échantillons et d'interpréter les projections reçues par les papiers hydrosensibles.



La lecture des papiers hydrosensibles permet de définir la qualité de la pulvérisation, sachant que de manière optimale:

>  Un produit de contact représente 50 à 70 impacts/cm², gouttes fines 100 à  200 microns.
>  Un produit systémique représente 20 à 30 impacts au cm/², gouttes fines 100 à 200 microns


Exemples de lecture

Exemple 1 :


Que constatons-nous ?

Des agglomérats de produits
> Le nombre d'impact est excessif
> Ruissellements, Gaspillage de produit
> Mauvaise qualité de pulvérisation
> Le volume hectare peut être diminué
> Le choix des buses est à revoir



Exemple 2 :



Que constatons-nous ?

> L'impact est suffisant et régulier
> La répartition est uniforme
> La pulvérisation est de qualité
> Limitation des ruissellements et de la volatilisation des gouttes
> Bonne compréhension du réglage



Exemple 3 :



Que constatons-nous ?

> Nombre d'impact insuffisant
> Répartition inhomogène
> Taille des gouttes hétérogène
> Ruissellements, volatilisation, gaspillage de produit
> Mauvaise qualité de pulvérisation
> Volume hectare peut être diminué
> Buses probablement défectueuses



      
Toutes les mesures présentées dans cette partie, concernant le choix et le réglage du matériel, sont des éléments nécessaires qu'il faut acquérir pour optimiser la pulvérisation et limiter les pertes de produits phytosanitaires.

Ce contrôle personnel du pulvérisateur est à faire dès la première utilisation du pulvérisateur du cycle de traitement. Il permet de se rendre compte des carences du matériel et de commencer les traitements avec une optimisation des résultats.

Le test au papier hydrosensible reste un outil qualitatif de la pulvérisation. Faire ce test plusieurs fois durant l'année offre la possibilité de déceler d'éventuels défauts causés par les pulvérisations précédentes.


Toutefois, si un problème demeure concernant la qualité d'application, il sera nécessaire d'amener le pulvérisateur en chambre d'agriculture ou vers une organisation indépendante capable d'effectuer un contrôle technique plus poussé.


Le contrôle technique du pulvérisateur

Les diagnostics effectués sur les pulvérisateurs viticoles par la chambre d'agriculture ont relevé les principales défectuosités décrites dans le tableau ci-dessous.



Le matériel est défectueux dans 28% des cas en moyenne.



Cet état de chose a inspiré une réglementation quand à la fréquence des contrôles techniques.


A partir du 1er janvier 2009, le contrôle périodique du pulvérisateur sera obligatoire au moins une fois tout les cinqu ans.

Tout contrôle technique volontaire, qui aura eu lieu avant cette date, sera exempté de contrôle durant une prériode de 5 ans. Il en est de même à l'achat de pulvérisateur neuf.


            
De plus, le caractère obligatoire du contrôle technique du pulvérisateur, influencera le tarif de cette " inspection " qui subira probablement une hausse conséquente.

Le métier d'inspecteur de pulvérisateur sera accessible à tous, sauf aux distributeurs de produits phytosanitaires. Il laisse donc la possibilité à chacun de se former à l' " inspection " qui nécessite un niveau de formation minimal.

D'ici là, il ne faut pas hésiter à profiter des contrôles volontaires qui vous laisseront un temps d'adaptation.

Voir la vidéo : Le contrôle du pulvérisateur (cliquer  ici)

Voir la vidéo : Contrôle du pulvérisateur, Qui fait quoi? (cliquer ici)

Voir la vidéo  - Le contrôle du pulvérisateur. Précision de Berthoud (cliquer ici)

 


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