Comment
mettre l’acheteur en
confiance
L’existence de Conditions
Générales de Vente (CGV) n’est pas une
obligation légale, mais elle permet surtout
d’éviter des malentendus entre
acheteurs et vendeurs.
L’acheteur peut alors
s’informer sur les méthodes de vente du vendeur et
s’assurer de ne pas faire l’objet d’un
traitement discriminatoire.
Il n’existe pas de modèle unique pour la
rédaction des conditions générales de
vente. À chacun de les adapter à son
activité et à ses besoins. Rédiger des
CGV
se révèle souvent une
nécessité dans la mesure où de
nombreux acheteurs
professionnels les exigent.
A noter que les règles de vente varient
en fonction des clients : elles
sont, par exemple, plus protectrices si l’on
s’adresse à des consommateurs et
non à des professionnels. Toutefois, certaines mentions sont
incontournables.
Il est ainsi important de préciser les produits mis en
vente, les modalités de
passation des commandes (téléphone, fax,
Internet…), les délais de paiement et
les éventuelles pénalités de retard.
Autre point essentiel : les prix. Il est
préférable de les indiquer sous la forme
d’un barème. Si des réductions sont
consenties, les CGV doivent en mentionner le montant et
décrire quelles sont les
modalités nécessaires pour en
bénéficier.
La relation est parfois inversée car
l’acheteur peut imposer ses
conditions générales d’achat aux
vendeurs (en Grande Distribution par exemple)
Les mentions indispensables sur vos CGV
- énumération des produits ;
- modalités de passation des commandes ;
- délais de paiement et
éventuelles pénalités de retard ;
- prix, éventuelles réductions,
conditions d’obtention ;
- modes et délais de livraison ;
- juridiction compétente en cas de litige
(française de préférence).
Attention
:
concernant la vente en vrac des vins (vins mousseux des vins, des
bières et
autres produits ayant fournis une fermentation alcoolique) entre
professionnels
et à défaut d’accords
interprofessionnels, d’après l’article
L.443-1 du Code de
Commerce, vous ne pouvez fixer un délai de paiement
supérieur à 75 jours sous
peine d’une amende de 75000 €.
Quelles sont les
informations légales à faire apparaître
sur les correspondances
commerciales ?
Depuis le 10 novembre
2007, toute personne ou société
immatriculée au registre du commerce et des
sociétés doit dorénavant porter sur l'ensemble
de ses correspondances d'affaires,
un certain nombre d'indications.
Attention, les sites internet sont concernés.
Documents
concernés : factures, bons de commande, tarifs et
offres commerciales, documents publicitaires, site Internet, toutes
correspondances et tous récépissés
concernant l'activité
et signés par la société (ou la
personne) ou en son nom.
Mentions
obligatoires :
- le numéro
unique d'identification
de l'entreprise
(n° de SIRET)
- la mention RCS
suivie du nom de la ville où se
trouve le greffe d'immatriculation
- l'adresse
du siège social ;
Exemple
: 453 303 893 00011 - RCS TOULOUSE - Siège social :
4 place Félix Eboué 75583 PARIS Cedex 12.
Décret
n° 2007-750 du 9 mai
2007, JORF n° 108 du 10 mai 2007, page 8295.
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